Yashyizweho kuri 23 August, 2018 | 12:45

Le dialogue entre parents et enfants limite les grossesses non désirées

Dans une étude que Heath Développent initiative (HDI) a publié, montre que la plupart des grossesses non désirées chez les adolescentes, résultent du manque de dialogue entre parents et enfants sur la sexualité. La société civile du Rwanda se lance à la mobilisation pour éradiquer ce fléau quasi-générale aussi bien dans le milieu rural qu’urbain.

Une étude publiée par Heath Développent initiative (HDI) en 2017, montre que le nombre de mineures qui tombent enceintes ne cesse d’accroître aussi bien dans le milieu rural qu’urbain. La première cause résulte du manque de communication entre parents et enfants sur la sexualité. Les activistes de la société civile au Rwanda veulent créer une relation triangulaire : parent-enfant et société civile en vue d’éradiquer ce mal qui inhibe le développement harmonieux de la jeune fille rwandaise.

C’est la raison des assises d’un atelier organisé à Kigali par HDI sur la connaissance des parents, attitudes, compréhension et pratiques de l’éducation sexuelle. Les participants ont montré que les parents se réservent de dire des propos sexuels à leurs enfants. En conséquences, les mineures sont sujettes des grossesses non désirées. Le cas le plus frappant est celui des écolières qui, du coup, abandonnent l’école pour assurer l’allaitement de leurs bébés, sans omettre le risque de contamination des maladies sexuellement transmissibles (rapports non protégés).

Evode Nibizi est le président de l’association des étudiants de la Médecine à l’université de Gitwe, Sud. Il met en cause la culture rwandaise qui fait de la sexualité d’un sujet tabou. « La culture rwandaise ne permet pas l’épanouissent des parents et des enfants à discuter sur la sexualité. Celle-ci est taboue dans la culture rwandaise », a-t-il expliqué l’une des causes justifiant la croissance des grossesses chez les mineures. Evode Nibizi annonce que son association est engagée dans les activités de sensibilisation contre les grossesses non désirées. En termes de réplique, nous sommes mal vus, a-t-il montré : « Lorsque nous enseignons la sexualité, c’est comme-si nous prêchions la prostitution .»

Les intervenants dans l’atelier ont rappelé que l’éducation sur la sexualité concerne tout le monde même les jeunes non scolarisés, car ils sont aussi victimes de ce fléau. A l’unisson, ils ont montré que la campagne contre ces grosses ne devrait pas seulement concerner les enfants qui vont à l’école, mais aussi ceux qui restent à la maison, comme les domestiques.

« Pour mieux appréhender les notions sur la sexualité, les enfants doivent apprendre cette notion à la maison avec leurs parents et cela, dès le bas âge ; à l’école avec leurs enseignants ». Kareba Ally est consultant dans le domaine de l’éducation. Il fait le constat suivant: « Les parents suggèrent que ce programme soit enseigné à l’école, mais les enseignant ne sont pas encore outillés, car ils n’ont pas de curriculum y relatif. Il leur faut une formation sur la méthodologie d’enseignement de la sexualité, ce qui prendra un peu de temps ».

Cet expert rappelle le changement physique et corporel des adolescentes qui témoigne d’un avertissement à l’endroit des parents de pouvoir informer à leurs filles de l’éventuelle grossesse en cas d’un acte sexuel non protégé. « La plus part des enfants commencent la période de la puberté à l’âge de 10 ans. A cette étape de la vie, ils commencent à vivre l’expérience de leur changement corporel. Les filles à l’âge de 12 ans, elles peuvent à avoir déjà leurs premières menstruations. Voilà pourquoi tombent facilement enceintes si elles n’ont pas eu au préalable, des conversations avec leurs parents en matière de la sexualité».

Le remède

Quelques initiatives sont faites pour faire face à ce fléau ! Dans le district de Bugesera, Sud-est, par exemple, la Fondation Imbuto publie des dépliants sur la sexualité et la santé reproductive. Ils sont distribués dans les villages à l’occasion des réunions communautaires dites « umugoroba w’ababyeyi ». Les parents sont informés sur «un message d’apaisement face à ce fléau », car, rappelons-le, « la sexualité est tabou dans la culture rwandaise »

Selon Anastasie Nyirabahinde, officier chargée de la promotion et de la protection de l’enfant au Ministère du genre et de la promotion de la famille (MIGEPROF), « Bientôt un programme sur la compréhension de l’éducation sexuelle sera dispensée dans toutes les écoles. La procédure convenue, prétend la participation des parents dans les séances éducatives devant l’assemblée générale. Le résultat attendu est que les grossesse précoces et non désirées seront réduites en parallèle avec les infections sexuellement transmissibles chez les adolescents et adolescentes ». Nyirabahinde note qu’il y aura des débats dans ces réunions sur différents thèmes mettant au centre d’intérêt, la compréhension de l’éducation sexuelle.

Adronis Mbazumutima


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